LE FERMOIR
Montres et histoires d’un passionné d’horlogerie.

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LIP Nautic Ski

Brève (non) histoire

Bon, clairement, je n’ai ni les connaissances ni l’envie de me lancer dans l’histoire de la Nautic Ski.
Beaucoup l’ont fait et on peut facilement s’éduquer sur le sujet en parcourant les différents forums.
Je vous renvoie donc vers Chronomania ou l’article de L’Héritage sur le sujet (lien ici).

Ce qu’il faut retenir c’est qu’elle est sortie en 67, une plongeuse à l’étanchéité annoncée de 200m, prouesse technique à l’époque avec son boitier compressor et ses deux couronnes.
L’une pour régler l’heure, l’autre pour la lunette interne.

Et surtout un mouvement à la fois génial mais tellement capricieux, le fameux R184.
Un mix de mécanique et d’électronique ayant pour but d’avoir l’heure la plus précise qui soit.
Tous les possesseurs de Nautic Ski savent à quel point il est compliqué de réparer ce mouvement.
Une boutique se refile souvent entre franciliens, c’est « La chance électrique » dans le 19ème. Un passionné de montres avec ce type de mouvement (Omega, Bulova etc.) qui s’y connait vraiment et qui m’a d’ailleurs rapidement réglé ma Lip.

L’importance du contexte

Et c’est là qu’il est important de remettre cette montre dans son époque.
Comme pour certaines montres à quartz d’ailleurs, mais autre sujet.
En effet au milieu des années 60/70 nous n’avions pas accès à l’heure précise comme on peut l’avoir aujourd’hui et les plongeurs n’avaient pas autant d’outils non plus.
Donc avoir une montre de plongée fiable, c’est primordial.

C’est donc pour ça que j’aime la Nautic Ski. Elle représente vraiment cette envie d’innover et de proposer une rupture technologique. De répondre à des problématiques par des solutions concrètes et de toujours développer pour proposer des innovations au grand public.

Et puis, c’est français…
On oublie un peu trop souvent l’impact de LIP dans l’écosystème horloger et industriel.
Quelle marque, quelle histoire !
Lisez « LIP, des heures à conter » de Marie-Pia Coustans et Daniel Galazzo, vous comprendrez à quel point LIP était un fleuron français de l’industrie.

Pourquoi je l’aime ?

Maintenant, pour en revenir à la montre à proprement parler, j’aime tellement son style. Son diamètre contenu de 36mm, son aiguille lolipop, sa lunette interne et son verre bombé sont à tomber.
A noter aussi un beau travail sur les index avec du poli miroir.

Le duo de tons gris et noir, ainsi que la patine jaunâtre des index et des aiguilles, lui donnent ce côté vintage si particulier.

Que dire aussi de cette trotteuse qui tremble quand elle fait le tour du cadran ? On comprend qu’un courant électrique la traverse, c’est tellement intrigant à voir.

C’est cette somme de petits détails qui font que j’adore cette montre.
Porter au poignet cette plongeuse française qui était la plus avancée en son temps me fait rêver. Se dire que ce type de montre-outil était considéré comme une référence et qu’il a nécessité une R&D conséquente est incroyable.

Branchez-vous Nautic Ski, il y en a pour le monde avec une multitude de déclinaisons !

Quelques photos

« Des heures à conter » de Marie-Pia Coustans et Daniel Galazzo
Quelques Nautic Ski – Crédits « Des heures à conter » Marie-Pia Coustans Daniel Galazzo

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